Témoignage de Marino Restrepo
(Manchester, le 26/01/07)
Bonsoir. Je voudrais d’abord remercier le Seigneur de m'avoir donné l’honneur et l’occasion et aussi la bénédiction d’être là parmi vous ce soir. Je remercie Miles de me confier sa communauté (de prière).
Pendant que je louais le Seigneur tout à l’heure, je suis tombé sur ces paroles que je voudrais partager avec vous : La prière de la communauté, Actes des Apôtres 4, 23.
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Ac 4:23- |
Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. |
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Ac 4:24- |
A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve ; |
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Ac 4:25- |
c'est toi qui as dit par l'Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur : Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples ? |
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Ac 4:26- |
Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont rassemblés de concert contre le Seigneur et contre son Oint. |
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Ac 4:27- |
Oui vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et les peuples d'Israël, |
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Ac 4:28- |
pour accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance. |
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Ac 4:29- |
A présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et, afin de permettre à tes serviteurs d'annoncer ta parole en toute assurance, |
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Ac 4:30- |
étends la main pour opérer des guérisons, signes et prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. " |
Je suis donc ici ce soir, pour partager
avec vous les merveilles que Dieu a fait dans ma vie. Je suis certain que chacun
d’entre vous pourrait venir témoigner ici, à ma place. Mais, ce soir c’est mon
tour ! (rire de l’assemblée)
Je demande au Seigneur de m’aider. Je commencerai en vous donnant les grandes lignes de l’histoire de ma vie.
Je suis né en Colombie dans une petite
ville de producteurs de café dans les Andes. Toute ma famille produit du café –
à l’origine c'était pour l’Espagne. J’ai grandi avec tous les enseignements et
dans toutes les traditions de l’Eglise Catholique. J'ai eu une enfance heureuse
dans une famille très nombreuse. Nous étions dix enfants, mais tous mes oncles
et tantes en avaient quinze a dix-huit. Nous étions une grande tribu !
Quand j’avais quatorze ans, on m'a envoyé
à Bogota, la capitale de la Colombie, pour parfaire mes études. C'était pendant
les années soixante et vous savez bien ce qui s’est passé pendant ces années là
! J’ai embrassé tous les mouvements des années soixante y compris leurs
philosophies païennes, mais aussi à la divination, le spiritisme, et me suis
plongé dans toutes sortes de superstitions et pratiques occultes.
A vingt ans, j’avais déjà abandonné ma
foi depuis un bon moment. Je me suis marié et je suis parti pour l’Allemagne à
Hambourg. J’y fréquentais l’université pour faire des études d'art. Je suis
devenu acteur et compositeur. Mes deux fils sont nés en Allemagne. J’y suis
resté pendant six ans pour ensuite partir aux Etats Unis. J'étais d'abord à New
York, où j’ai travaillé comme acteur au théâtre pendant deux ans, puis à
Hollywood en Californie. J’y vis depuis 1978. Je me suis lancé dans le métier de
l’industrie du loisir et jusqu'en 1997 je travaillais comme acteur, musicien,
producteur, scénariste et dans toutes sortes de créneaux de ce secteur.
Pendant toute ma vie, jusqu’en 1997,
depuis que j’ai quitté ma ville natale, j’ai vécu loin de Dieu. Totalement
éloigné. Et pourtant, je me considérais comme croyant - parce que je pratiquais
toutes sortes de religions et de philosophies – et ceci dans un syncrétisme
total, ce qui me donnait l’impression d’être quelqu’un de spirituel. Cependant,
ce que je ne savais pas, ou bien je l’avais oublié, c’est que tous les esprits
ne venaient pas forcément de Dieu. J’avais donc à faire à des esprits des
ténèbres pendant toutes ces années et je me suis transformé en payen. J’étais
devenu le centre de ma propre vie. J’ai construit ma propre croyance, mon propre
royaume et l'humanité était à mon service. La seule chose qui comptait pour moi
c’était ma réussite dans le monde. Je vivais donc à la manière du monde – pour
gagner de l’argent et pour devenir célèbre et pour profiter des plaisirs de ce
monde. Ce n'est pas du tout dans mon intention que de maudire le monde ni ce qui
s'y trouve. C'est mon attitude par rapport au monde et ma manière d’y vivre qui
étaient démoniaques, car ils étaient en dehors de Dieu.
Pour vous donner une idée à quel point que j'étais arrivé au bout de quelques années : ma maison à Hollywood était décorée selon une vieille superstition japonaise, qui est très à la mode aujourd’hui à l'Occident, qui s’appelle le Feng Shui.
Vous en avez sans doute entendu parler.
Cette superstition se base sur l'adoration de cristaux et forces cosmiques. A
l’entrée de ma maison un cristal se trouvait face à un miroir. Le canapé et les
meubles étaient alignés dans un ordre précis afin de canaliser les forces
cosmiques et il y avaient des petites fontaines un peu partout. J’avais investi
beaucoup d’argent pour monter tout cela. Pour moi c’était une bonne chose,
puisque mes amis célèbres le pratiquaient eux aussi et encourageaient cela.
Voilà comment nous vivons dans le monde quand nous lui appartenons.
En 1997 je suis allé en Colombie pour Noël. Quand j’y suis arrivé, mes sœurs étaient encore en deuil car nous venions de perdre cinq membres de la famille. D’abord ma femme, qui est morte d’un cancer en 1992. Quelques mois plus tard, j’ai perdu mon plus jeune frère dans un accident aux Bahamas. Puis mon père, puis encore un frère, puis ma mère. Tous sont morts en moins de quatre ans.
Malheureusement je croyais en la réincarnation, ce qui – comme vous pouvez l’imaginer – me donnait une idée très différente de la mort. Mes sœurs cependant étaient croyantes et faisaient leur deuil à la manière chrétienne.
Quand j’y suis arrivé, une de mes sœurs
était persuadée que ce serait bientôt son tour de mourir – puisqu'elle était
malade et qu'après tant de décès rapprochés dans la famille on vient
naturellement à se poser la question « A qui le tour ? ». C'était comme-ci un
balai était venu balayer la famille. Elle m’a donc demandé de l’accompagner à
l’église pour faire la neuvaine de Noël en honneur de l’Enfant Jésus. Cette
dévotion catholique, était jadis, très connue dans le monde entier mais ne
subsiste aujourd’hui qu’en Amérique Latine et aux Philippines, et depuis que je
suis missionnaire j'essaie de la promouvoir. Il s’agit d’une très belle
spiritualité que nous révèlent les mystiques de l’Eglise. C’est une spiritualité
très puissante que celle de l’Enfant Jésus.
Mais j’avais quitté l’Eglise trente-trois
années auparavant et je me fichais de l’Eglise. Je persécutais l’Eglise. Je me
moquais des prêtres et je trouvais les Chrétiens ridicules, arriérés et ringards.
C'était à eux d'apprendre les choses formidables que je connaissais. Certains
membres de ma famille s’en sortaient bien et réussissaient dans le monde. Je me
suis mis à leur suggérer de me suivre dans mes pratiques de divination, des
boules de cristal, du tarot etc. Pendant tout ce temps, ma pauvre mère égrenait
son chapelet en silence. Plus tard, après ma conversion, j’ai su que pendant
toutes ces années, toute ma famille avait prié pour moi. Moi, je me trouvais
super « cool » pendant tout ce temps-là ! Je croyais devancer tous ces
retardataires ! J’avais tellement à leur apprendre ! Je suis sûr que chaque fois
que je retournais en Californie après des vacances passes parmi eux, ils
exorcisaient les maisons par lesquelles j’étais passé ! (rire) Car le diable
lui-même leur avait rendu visite !
Ce Noël-là, j’ai donc accepté
d'accompagner ma sœur à l’église, rien que pour lui faire plaisir. Cela faisait
des années et des années que je n’avais pas mis les pieds dans une église. Pour
moi, ma foi étant parfaitement syncrétique, l’église était comme n’importe quel
lieu où se pratiquait la magie et ressemblait aux autres lieux ou temples que je
fréquentais. J’avais perdu la dimension mystique de ma foi, de ma relation
personnelle avec Jésus mon Dieu. J’avais perdu tout ce que savais sur le
Christianisme. Pour moi, entrer dans une église était donc quelque chose de très
différent que pour elle.
Le respect religieux de ma soeur
m'intimidait, mais je poursuivais ma façon de concevoir les choses. Le prêtre
disait : « Celui qui prie cette neuvaine avec foi et dévotion, recevra une grâce
de la part de l'Enfant Jésus. » Cela me paraissait séduisant. Je me suis dit que
je pourrais peut-être en tirer quelque chose. Voilà ma mentalité ! Chaque foi
que je pouvais profiter de quelque chose, j'étais de la partie ! J'agissais
toujours dans la perspective de gagner quelque chose – c'est typiquement la
nature des gens qui appartiennent au monde.
Je me suis donc dit que j'allais demander
à ce bébé de changer ma vie. Le changement auquel je pensais
n'était évidemment pas celui que vous êtes en train de contempler ici et
maintenant! (rire) Le changement que vous voyez ici était selon Son idée à Lui!
Mon idée était plutôt selon la pensée de ce monde. J'avais un tas de projets
terribles ! Je n'ai bien sûr pas dit à ma soeur ce que je demandais sachant très
bien ce qu'elle pensait, et j'ai l'ai donc gardé pour moi.
Chaque jour nous allions donc à l'église pour prier la neuvaine à l'Enfant Jésus. Ma soeur me disait : « Prie avec beaucoup de foi ! » et je répondais « Bien sûr! » Mais (rire) elle ne savait pas vraiment ce que j'étais en train de demander.
Aujourd'hui je dis aux gens : « Je sais
que vous êtes de bons Catholiques et que vous avez sans doute une bonne
collection de neuvaines à prier, mais j'en ai une à vous recommander : la
neuvaine à l'Enfant Jésus. Seulement, préparez-vous à Son sens de l'humour !
Parce que je vais maintenant vous raconter comment Il m'a répondu et comment Il a changé ma vie.
Vingt-quatre heures après avoir terminé la neuvaine - elle commence le seize décembre et se termine le vingt-quatre à la messe de minuit quand on célèbre la naissance de Jésus - donc vingt-quatre heures après, à minuit, le vingt-cinq décembre, le Seigneur m'a donné la grâce de la neuvaine et Il a changé ma vie.
Je conduisais dans une plantation de café d'un de mes oncles dans ma ville natale. Comme je passais par le portail de son ranch, six hommes, lourdement armés sont sortis de la forêt et m'ont enlevé. Ils ont mis un cache sur ma tête, m'ont attaché les mains derrière le dos, m'ont mis une corde autour de la taille et m'ont conduit dans la jungle. Pendant toute la nuit ils me tiraient en avant et en arrière en me poussant avec leurs armes.
Aujourd'hui, je pose la question au
Seigneur : « Pourquoi ne m'as-Tu pas appelé en Californie ? Pourquoi au milieu
de la jungle ? » (rire) Il a un de sens de l'humour !
J'ai été conduit dans la jungle en
prisonnier. Vous avez sans doute entendu parler du conflit des guérillas – c'est
un conflit très ancien. Les gens croient que les motivations des guérillas sont
d'ordre idéologique. Je peux vous dire et vous garantir qu'il s'agit tout
simplement de voleurs qui enlèvent des personnes pour obtenir une rançon. Il n'y
a aucune idéologie derrière ! Ma mère m'en avait parlé pendant des années en
disant que ces gens en voulaient à notre famille. Mais je n'y prêtais pas
d'attention. Je n'habitais pas en Colombie et vous savez comment on réagit aux
nouvelles et aux évènements qui ont lieu loin de chez vous. On les vit comme si
c'était un film. Notre sensibilité a été si émoussée par toutes les nouvelles
qui nous arrivent, que nous ne sommes plus capables de sentir la douleur des
autres. A cause des médias, nous vivons aujourd'hui dans un monde imaginaire.
Pour moi, ce problème en Colombie n'était pas réel – mais il l'est devenu cette
nuit-là, et oh combien, réel pour moi!
Au lever du soleil ils m'ont conduit dans
une caverne. Cette caverne était habitée par une quantité de chauve-souris et le
sol était recouvert de leurs excréments et grouillait de toutes sortes
d'insectes. J'étais piqué de partout et je gonflais de partout et outre les
démangeaisons et les douleurs que je vivais, je pourrais vous raconter un
million d'histoires d'horreur sur cette caverne.
Mais la raison pour laquelle je vous ai
introduit à l'intérieur cette caverne est pour vous dire que c'est là que j'ai
fait une expérience mystique des plus étonnantes, qui a absolument et
radicalement changé ma vie. Je ne suis plus la même personne depuis. Cette
expérience mystique a duré neuf heures, pendant toute une nuit.
Le premier jour dans cette caverne, dans
l'après-midi, j'entendais discuter mes ravisseurs. Il était question de me tuer
ou de me laisser vivre. Quelqu'un aurait dû venir me chercher mais ils ne se
sont pas pointés. Il était alors question de me tuer. Finalement, ils ont décidé
d'attendre. Ils m'ont sorti de la caverne, m'ont donné à manger. Puis ils m'ont
remis un cache sur la tête et m'ont jeté à nouveau dans la caverne. Quinze jours
se ont écoulés comme cela. Chaque jour ils décidaient de me tuer, mais
puisqu'ils avaient encore l'espoir de tirer de l'argent de leur victime, ils
rallongeaient l'attente pendant encore quinze longs jours.
Vous croyez peut-être pouvoir vous
imaginer ce qui se passait en moi pendant ces quinze jours. C'était horrible.
Personne ne peut imaginer ce qui ce passe dans le coeur de quelqu'un dans une
situation pareille. Tout ce que j'avais dans mon coeur, c'était de la haine pour
mes ravisseurs. Je les aurais tués si j'avais eu l'occasion. Et puis, je voulais
m'enfuir. Voilà ce que j'avais dans mon coeur, car il n'y avait rien de Dieu.
Le quinzième jour, tôt le soir, on m'a
sorti de la caverne et je me suis vu entouré d'un groupe de jeunes rebelles,
habillés en treillis militaire. Je savais cependant que ce n'étaient pas de
vrais militaires. Ils étaient méchants au possible et armés jusqu'aux dents.
L'un d'eux m'a expliqué qu »il était le « commandant » et ma détaillé la
situation dans laquelle je me trouvais. Il m'a demandé une rançon très élevée,
disant qu'ils savaient que je possédais autant d'argent. Ils m'ont donné de
l'information sur mes soeurs, montrant qu'ils savaient tout sur elles en détail.
Ils menaçaient d'exécuter toute ma famille si je refusais de payer la rançon. De
même si j'essayais de me sauver. A la fin de cette entrevue, le « commandant »
m'a dit que les hommes qui m'avaient enlevés au ranch de mon oncle et qui
m'avaient conduit dans la jungle, voulaient qu'on me tue une fois la rançon payé,
car ils ne voulaient pas qu'après mon retour je les dénonce à la police. Puis
ils ont ôté leurs cagoules - ne craignons plus que je les reconnaisse, puisque
j'allais être tué de toutes les façons.
J'étais donc condamné à mort.
Ils m'ont renvoyé dans la caverne, ligoté
et avec un cache sur la tête. Le « commandant » m'a dit qu'il allait revenir le
lendemain pour m'emmener ailleurs. Puis ils sont partis, laissant derrière eux
seulement quelques jeunes rebelles pour garder la caverne.
Si vous pensez que la première quinzaine
de jours avait été horrible pour moi, imaginez cette nuit où il ne me restait
plus aucun espoir de survivre. C'était juste une question de temps avant d'être
tué. C'était comme-ci j'étais déjà mort. Imaginez pendant une seconde ce que
j'éprouvais. C'était horrifiant. Sans espoir. J'étais complètement désemparé et
dans une caverne terrifiante. J'ai essayé alors de trouver quelque chose à
l'intérieur de moi-même qui m'aiderait à supporter cette épreuve. Quelque chose
sur quoi m'agripper. Je me suis mis à rechercher dans toutes ces philosophies
géniales que j'avais étudiées toute ma vie. La magie, la divination, la
numérologie, toutes ces choses. Je venais juste de me faire faire mon thème
astral en Californie – avant d'aller en Colombie – qui prédisait des choses
magnifiques ! Maintenant plus rien ne tenait debout! Je savais maintenant que
tout ces choses dans lesquelles j'avais pataugé pendant tant d'années, n'étaient
que mort.
Je n'y trouvais rien qui pouvait m'aider
! Et pourtant, j'avais toujours été celui qui savait, grâce à toutes ces grandes
connaissances que je possédais, résoudre les problèmes des autres mais cela ne
marchait pas pour moi. A ce moment j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de
vrai en moi. C'était ma foi, mais elle était si latente et si enfouie, qu'à
travers toute l'obscurité dont je m'étais recouvert pendant tant d'années, je ne
pouvais plus me rappeler de la moindre prière. Je suis remonté dans mes
souvenirs jusqu'à mon enfance auprès de ma mère, à l'église, à l'école, dans ma
ville natale, mais je ne me rappelais de rien qui aurait pu m'aider, pas de la
plus petite prière. Et je savais que ces prières-là m'auraient aidées ! Je
savais que là se trouvait la vérité, que là se trouvait la vraie puissance !
Mais je l'avais perdue ! Réaliser cela n'a fait qu'empirer la désolation de mon
esprit.
C'est alors que j'ai commencé à traverser
cet état mystique dont je vous ai parlé. Loin de soupçonner que cela venait de
Dieu – tellement j'En étais éloigné ! C'est pour quoi je ne l'ai pas reconnu. La
première partie de cette expérience s’appelle : une illumination de la
conscience. Parce que j'ai revécu pratiquement toute ma vie. J’étais aussi
éveillé et conscient que vous et moi ici et maintenant. Seulement que je me
trouvais recroquevillé dans cette caverne mais j'étais réveillé. La deuxième
partie s'appelle : une vision avec Dieu. Rien de plus mystérieux ne pourrait
arriver à quelqu'un ! Je suis sûr que vous avez déjà entendu beaucoup de récits
semblables, mais pour moi c'est comme invraisemblable ! Je ne l'ai toujours pas
digéré.
J'étais donc en train de penser à mes
malheurs et à mes douleurs et que, sans doute, j'allais mourir dans cette
caverne cette nuit-là. C'était trop. J'étais déjà très malade à cause de ma
situation. J'étais affaibli, ne mangeant qu'une fois par jour. Ils me donnaient
des racines et des baies sauvages à manger et de l'eau sale à boire. C'était
horrible.
Aujourd'hui, maintenant, je peux vous
dire quelque chose sur cet instant précis. Je me suis rendu compte que voilà ce
qui était le plus mystérieux : pendant que je traversais tous ces malheurs dans
la certitude que j'allais mourir, je me suis rendu compte de ceci : avant que
Dieu puisse entrer en nous pour nous toucher et pour nous transformer, tout ce
qui est nous et nous concerne doit d'abord être anéanti. Ceci parce que nous
nous sommes construits un incroyable édifice fait d'orgueil et de vanité et
d'une si haute idée de nous mêmes et du monde et des personnes du monde ! Tout
cet édifice doit disparaître ! Voilà ce dont je me suis rendu compte. Et c'est
seulement alors que Dieu est apparu. Quand je n'étais plus rien. J'étais en
morceaux, en cendres. Plus rien de moi ne subsistait. Plus rien de cette vie
époustouflante et fantastique que j'avais vécue, cette vie de glamour que
j'avais toujours recherchée, les trésors que j'avais accumulés ne valaient rien!
Absolument rien!Et tout ce qui en moi aurait pu avoir de la valeur était endormi...
. C'était terminé pour moi!
Tout d'un coup, je me voyais, à l'âge de
trois ans, sur un tricycle, à faire des ronds dans un patio latéral de ma maison
natale, en tapant et en abîmant les plantes et fleurs environnantes avec mon
bras tendu. J'entendais une servante me dire d'arrêter. Imaginez comment j'étais
pétrifié à la vue de tout cela. Je ne comprenais pas comment, à l'âge de
quarante-sept ans je pouvais revivre ma petite enfance, parfaitement, avec tous
les détails. J'essayais de raisonner – c'est un réflexe humain. Je me disais
: « Je suis empoisonné ! Je suis fiévreux à cause de toutes ces piqûres
d'insectes ! J'hallucine, je vois des choses ! » Mais tous ces arguments ne
m'ont pas avancé parce que je savais bien que je n'hallucinais pas. Si quelqu'un
sait ce que veut dire « halluciner » c'est moi ! J'ai traversé les années
soixante en « hallucinant »! (rire)
Je savais donc que c'était bien ma vie
qui défilait distinctement devant moi. Je pensais que j'étais, sans doute, en
train de devenir fou. Mais cela non plus ne tenait debout. Puis je me suis
rappelé que quand ma mère était mourante, agonisante, elle tomba dans une sorte
d'extase qui durait environs trois heures, pendant lesquelles elle parlait
beaucoup de sa vie et qu'elle est morte seulement après. Alors je me suis dit « Je
suis mourant, comme ma mère ». Cela ne marchait pas non plus. J'ai donc cessé de
combattre, de réfléchir, de faire quoique ce soit contre ce qui était en train
de m'arriver et j'ai tout lâché.
Quand je voyais ma vie à l'âge de onze, douze ans, je commençais à vivre une douleur terrible. Je ne saurai jamais vous la décrire avec des paroles. Une douleur comme vous ne pouvez l'imaginer. C’était a douleur de mon péché. Et voici devant vous un homme qui ne croyait pas au péché! Je me moquais des personnes qui prononçaient le mot « péché ». J’en faisais des blagues !
Et me voilà en train de sentir, de vivre cette douleur – qui n'était pas physique. Elle était spirituelle. Aujourd'hui, grâce à ce que le Seigneur m'a révélé, je sais, que c'est la douleur que vivent les âmes au purgatoire. Et c'est aussi la douleur que nous vivons quand nous ressemblons au Christ ici sur terre. Nous commençons alors à sentir la douleur de nos transgressions. Nous commençons à sentir la douleur des péchés de l'humanité. Nous devenons semblables au Christ – nous vivons Sa Passion.
Mais j'étais loin d'être comme ça !
J'étais le pécheur le plus misérable et le plus horrifiant ! Je n'aurais pas pu
vivre ce genre de douleur, mais je sais aujourd'hui que le Seigneur m'a donné la
grâce de l'expérimenter.
Aujourd’hui je sais, mais alors je ne
savais pas ce qui m'arrivait ! Je continuais à visionner toute ma vie. Je voyais
non seulement ce qui était mal, ce que j'avais fait de mal, mais aussi le bien
de ma vie. Ce qui était bien passait tout simplement, sans douleur. Par contre,
ce qui était mal ne passait pas. Mais restait comme gelé, figé pour longtemps,
douloureux, comme pour toujours. Après cela quelque chose s'est passé... je ne
sais pas comment, cela me dépasse – et vous dépasse aussi.
Je me suis vu dans une vision. La face
sur terre, sur l'herbe. Il me semblait que je me trouvais sur une très haute
montagne. Je suis né dans les montagnes. J'avais l'impression d'être sur une
montagne étonnamment haute. A côté de cette montagne se trouvait une autre
montagne encore plus haute. Et sur cette montagne j'ai pu voir une ville
magnifique de lumière. Une cité illuminée, faite de lumière ! Pas comme une
ville illuminée par des néons ! Elle était faite de lumière. J'ai
regardé sur le côté et j'ai vu au lointain mon corps dans la caverne comme à
travers d'un rideau de fumée. C'était pour moi comme une confirmation que
j'étais mort. Mais ce qui était vraiment bizarre, c'est que je ne m'étais jamais
senti aussi vivant ! Je me trouvais dans un état de bonheur parfait. Et malgré
tout ce qui m'arrivait, je me sentais tellement libre que la dernière chose que
je voulais, c'était de retourner dans mon corps, là, au lointain.
Mais tout a changé d'un coup parce que j'ai entendu la voix du Seigneur qui S'adressait à moi. Et Sa voix était si immense, qu'elle semblait venir de mon intérieur et de venir de partout à la fois. Je veux vraiment dire « de partout »à la fois et des entrailles de l'univers. Sa voix me parlait et tout me parlait avec Sa voix. La voix la plus immense. Et cette voix était remplie d'une miséricorde, d'un Amour, d'une compassion, d'un pardon incroyable. Et vous n'allez pas croire ceci: tout ce que je voulais faire, c'était de me cacher et de partir en courant, loin de cet Amour, loin de ce pardon, loin de cette compassion. Je n'en voulais pas, je ne la supportais pas. Et je vous dis : pendant toute ma vie je me croyais la personne la plus formidable. Je faisais parti d'Amnesty International, du comité de surveillance pour les Droits de l'Homme, et tous les ans, avec mes collègues à Hollywood je collectais des tonnes d'argent pour les pauvres. J'étais le premier à aider tous ceux qui venaient demander mon aide. J'étais toujours là. Les gens disaient de moi que j'étais quelqu'un de bon. Et moi je disais de mes amis qu'ils étaient bons eux aussi. Ils faisaient comme moi. Mais je me suis rendu compte que je n'ai jamais vraiment été quelqu'un de bon. Tout ce que j'ai jamais fait pour les autres, je le faisais en fait pour moi-même, par vanité, parce qu'aider les autres me donnait de bons sentiments. Je faisais tout pour moi-même. Aider les autres remplissait mon ego, nourrissait mon égoïsme et mon égocentrisme. Cela m'agrandissait. Et je ne m'en apercevais que maintenant. Jusqu'à présent je pensais pratiquer la charité, la compassion et l'amour, alors que je ne faisais que me racheter pour tout le mal que je faisais par ailleurs. J'étais en réalité le plus grand menteur, fornicateur, tricheur – tout ce que vous voulez!
J'avais tout fait pour réussir dans ma
carrière et dans mes relations et de cela rien et personne ne subsistait. Et je
m'étais cru quelqu'un de bon ! Je m'en suis rendu compte quand le Seigneur m'a
adressé la parole : j'étais aussi obscur que l'on peut l'être et mon coeur était
si dur, que je ne supportais pas l'Amour, car je n'avais jamais vraiment donné
de l'Amour.
Si vous ne donnez jamais un vrai Amour,
vous serez incapables d’en recevoir. Il n'y aura pas de place en vous pour le
recevoir car vous n'en produisez pas. Cet Amour qui vient de Dieu est une
fontaine qui coule par nous afin de transformer notre basse nature en un vrai
Amour qui nous ramène vers Dieu. Mais le vase d'argile que j'étais, comme
l'appelle S. Paul, était tellement fait d'argile et sans Dieu, qu'il appartenait
seulement à l'argile.
A présent le Seigneur m'avait accordé ce
que je désirais : Il s'est tu. Il a cessé de me parler. Mais quand Il S'est
arrêté de me parler, j'ai senti une solitude incroyable, impossible à imaginer.
J'étais seul et comme mort. Je me sentais mourant et je voulais qu'Il me reparle
parce que maintenant que j'avais fait l'expérience de l'Amour pour la première
fois, j'en avais terriblement besoin. C'était ma vie maintenant, et me manquait
comme on peut manquer d'oxygène. J'étais comme mourant sans cet Amour. Mais le
Seigneur ne me parlait plus.
Alors je me suis trouvé comme flottant
au-dessus d'un abîme horrifiant. Et je savais ce que c'était, alors que pendant
toute ma vie je l'avais nié. Pendant trente-trois ans j'avais argumenté avec
tout le monde que l'enfer n'existait pas. Avec tout le monde. C'est pour cela
que j'avais embrassé toutes sortes de philosophies. Maintenant je ne voulais pas
le regarder. Aujourd'hui je sais que c'était la grâce qui m'a fait regarder -
mais alors je ne comprenais pas pourquoi j'étais comme obligé de regarder alors
que je ne voulais pas. Je n'étais pas contraint, mais c'est comme s'il y avait
grande urgence de le faire. J'ai donc regardé.
Quand j'ai regardé il n'y avait plus de
silence. Les sons les plus affreux se faisaient entendre. Je regardais l'enfer.
Je dis aux gens qu'il ne m'a pas été facile de commencer cette mission où je
viens témoigner que l'enfer existe parce que j'y ai été. Vous pouvez imaginer
que ce n'est pas facile ! (rire) Surtout quand on croise même des catholiques
qui n'y croient pas ! Même des catholiques ! J'ai même rencontré des prêtres qui
n'y croient pas ! Je vous invite à méditer là-dessus !
Une chose que je peux vous dire, si je
fais ce que je suis en train de faire ici, ce soir - et je le ferai jusqu'à la
fin de mes jours - je ne le fais pas pour plaire aux gens. C'est pour faire
plaisir à mon Seigneur ! Votre Seigneur, notre Dieu! Parce que c'est Lui que je
viens glorifier, non pas moi-même. Tout est pour Lui!
Il m'a donc montré l'enfer. Je l'ai donc
regardé. A sa surface j'ai vu non pas des centaines, ni des milliers, mais des
millions d'âmes condamnés ! Et moi, qui n'y avais pas cru, imaginez ce qui se
passait en moi ! C'était tout simplement incroyable de voir des millions d'âmes
condamnés et je sais maintenant que pendant que nous sommes rassemblés ici ce
soir, il y a des âmes qui tombent à l'enfer. Je sais aussi pour de sûr, que si
nous étions les catholiques que nous avons été appelés à être, beaucoup d'eux
n'iraient pas à l'enfer. Cela je le sais aussi. Cela m'attriste et vous aussi !
Quand on se rend compte que nous formons une armée, et qu'une grande partie de
cette armée est endormie et que nous avons les armes nécessaires pour défendre
les âmes et que nous ne le faisons pas ! Et moi, j'étais un des déserteurs de
cette armée... .
Quand je les regardais dans le visage, si
on peut l'appeler ainsi, je me suis rendu compte qu'ils avaient été des être
humains mais qu'ils avaient été transformés en démons. Et leurs visages avaient
seulement à la surface encore des traces de visages humains. Mais ils étaient
déformés à cause de leur péché. J'ai parfaitement compris quels types de péchés
les déformaient. Je savais tout. J'ai tout compris. Maintenant je sais que c'est
par l'action de l'Esprit Saint que la plénitude de la Vérité est découverte et
on peut la voir, la reconnaître.
Quand je regardais plus dans les
profondeurs, j'ai pu les voir plus bestiaux encore et je pourrais vous parler de
l'enfer pendant longtemps. Mais je ne veux pas m'y attarder, ni avec vous ni
avec personne d'autre. Depuis, je ne passe pas un seul jour sur cette terre,
sans être conscient de ce qui se trouve en dessous de moi. Pas un seul jour. Je
sais ce qui se trouve en bas. Cela ne me fait pas peur. Par contre, j'ai peur du
péché car le péché m'y emmènera si je ne fais pas attention. C'est la réalité.
La réalité absolue. Il m'arrive parfois de traverser un parc ou une gare, un
aéroport ou un centre commercial où il y a des foules. Parfois quand je passe à
côté d'eux, j'entends les voix de l'enfer qui sortent par leur bouche. La raison
c'est que quand nous vivons dans un état de péché, nous devenons une extension
de l'abîme. Une extension de l'enfer. Une extension. Nous sommes alors
l'instrument de toutes les forces qui viennent d'en dessous. C'est horrifiant
que les gens soient si aveugles, qu'ils ne savent pas qu'ils sont les
instruments d'une telle horreur et qu'ils infligent ensuite tant de mal à tout
le monde.
Le Seigneur m'a alors parlé de nouveau. Et quand Il m'a parlé encore, cet état d'enfer restait présent mais non actif. Alors qu’il était actif quand Il s'était tu. Je pourrais vous relater pendant des semaines et des semaines, car je n'ai pas besoin de réfléchir pour vous transmettre ce qu'Il m'a dit. C'est infusé en moi, ça coule tout seul. Je suis missionnaire depuis huit ans et je n'ai jamais préparé une seule conférence et je parle de centaines de sujets qui coulent par moi tout seul et sans effort. J'avais dit au Seigneur : « Je veux bien témoigner et faire cela à condition de n'avoir rien à préparer. » La seule chose que le Seigneur m'a demandé de faire avant de parler c'est de lire les Ecritures Saintes. Je devais lire Sa Parole pour purifier mes sens et ma langue et les oreilles et les sens des personnes. Et alors Il vient. C'est comme ça qu'Il agit. Il a infusé en moi une grande quantité d'information. Il m'a beaucoup parlé et je vais vous transmettre certaines choses qu'Il m'a dites.
Il a dit: « L'humanité traverse
aujourd'hui l'âge spirituel le plus obscur jamais et les ténèbres vont en
grandissant. »
Je ne suis pas venu ici en prophète de malheur. Loin de cela. Parce que si je suis quelque chose, c'est plutôt un signe d'espérance et de miséricorde. C'est ce que je suis devenu. Je suis un exemple de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu car le Seigneur m'a sauvé des griffes du diable. Il m'a ramené dans la lumière. Je témoigne que si Il peut me sauver, Il peut sauver n'importe qui, le pire des hommes, parce que j'étais le pire des hommes! Et me voilà aujourd'hui ici parmi vous ! Gloire à Lui ! Il me sauve! Il nous sauve!
Il ne veut que personne, pas une seule
âme aille à l'enfer – pas une seule! Ni même au purgatoire ! Jésus nous a
toujours invité d'aller à la maison. Uniquement à la maison. Et la maison c'est
le ciel. Alors Il m'a dit que nous nous dirigions vers la fin de la fin des
temps. Mais Il n'a pas dit que tout serait fini en général. Ce n'est pas ce
qu'Il a dit.
Il parlait du temps de Dieu. Il parlait
d'une guerre spirituelle, d'une bataille spirituelle entre le bien et le mal. La
dernière bataille. Il a dit : « Satan a mis toutes ses cartes sur la table » car
c'est un joueur ! Il a sorti tous ses jouets ! Chacun de ses jouets, sa plus
grande offensive contre nous étant les activités de loisir. Il veut nous occuper
vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et c'est ce qu'il fait. Nous appartenons à
la société la plus hyperactive qui n'ait jamais, jamais, jamais existée dans
toute l'histoire de l'humanité ! Nous n'avons jamais eu autant de moyens de nous
occuper qu'aujourd'hui. Il a dit que c'est le coup le plus important que le
diable porte contre nous. En plus, c'est un coup subliminal parce qu'il y a tant
de gens qui sont si occupés à faire de bonnes actions ! Trop occupés ! Et ils
finissent par agir mal avec tant de bien.
Car il ne s'agit pas de faire trop mais de faire son devoir, son devoir. Car voici comment le diable nous trompe : si nous sommes très religieux, il va nous tromper dans le domaine de la religiosité. Si nous sommes spirituels, il va nous tromper dans le domaine de la spiritualité. C'est comme ça qu'il agit ! Nous ne devons jamais baisser la garde car il ne viendra pas avec des cornes et une queue ! Ce n'est pas comme ça qu'il agit!
Le Seigneur l'a appelé « le prince de ce
monde ». Vous savez bien comment s'habillent les princes !
Le Seigneur m'a dit que tout ce que la
science fait aujourd'hui, se concentre essentiellement sur la beauté et sur la
santé physique. Voilà ce qui est le centre d'intérêt du monde ! Et non la beauté
spirituelle ! Il a dit qu'il n'y a jamais eu autant de belles créatures dans le
monde qu'aujourd'hui, mais qu'il n'y a jamais eu autant d'âmes laides (rire). Il
dit « Vous pouvez changer votre nez aujourd'hui si vous ne l'aimez pas, mais qui
veut changer son coeur? » Il est là le problème!
Le Seigneur a dit que nous vivons à
l'envers. Quand nous naissons, notre être est composé de deux natures : la
nature de la chair, c'est à dire ce corps humain et la nature de l'esprit, l'âme
qui anime ce corps. A cause du matérialisme ambiant, les gens se concentrent sur
le corps mortel, le corps qui va mourir. Le corps immortel, l'esprit, est
sous-alimenté, mal nourri ! Il a dit: « Le monde aujourd'hui est peuplé par des
millions d'âmes en malnutrition. Les âmes mal nourries ne savent pas aimer, ne
savent pas pardonner. Elles ne sont pas respectueuses, n'ont pas de patience,
pas de paix, pas de compassion. Elles sont uniquement concernées par leur « moi ».
Ce sont des être humains égocentriques.
Il a dit que des millions de personnes
d'aujourd'hui sont le fruit de la fornication et non de l'amour, pas du vrai
amour. Le mariage n'est pas une priorité dans la vie des gens, parce qu'ils ne
respectent plus Dieu.
Il ne parle évidemment de tous, parce
qu'Il parle toujours du « reste ». Il parle toujours d'une « poignée de justes »,
des personnes qui Lui sont restées fidèles. La raison pour laquelle nous avons
toujours l'Eucharistie, la raison pour laquelle nous n'avons pas encore été
dévorés par un feu tombant du ciel !
Mais le Seigneur a dit que, à cause des
actions de quelques uns et à cause de la miséricorde du Père qui nous donne
Jésus, nous avons ce grand prêtre au ciel qui intercède pour nous à cause des
actions de quelques uns.
La bataille est cependant très féroce et devient de plus en plus féroce, parce que il y a un nombre incroyable de personnes qui s'éloigne de Dieu tout le temps.
Mais l'espérance demeure parce que la
miséricorde du Seigneur est immense. Il dit qu'en dépit des ténèbres qui
couvrent le monde d'aujourd'hui et de demain, Sa miséricorde et Son Amour
dépassent largement toutes les ténèbres. Aucun péché ne peut être plus grand que
Son pardon et Sa miséricorde. Nous avons donc l'espérance et la miséricorde mais
nous devons les faire les nôtres afin de les porter aux autres ! Pour qu'ils
comprennent, eux aussi, que notre Dieu est un Dieu de pardon et que cheminer
avec Lui est la bonne voie !
Le Seigneur m'a dit que tout ce que nous
avons abîmé dans notre chair à cause de notre péché, doit être réparé dans cette
même chair. Parce qu'une foi cette chair disparue, nous ne pouvons plus réparer
ce que nous avons fait de mal et nous allons devoir purger – ce qui est un état
très douloureux parce que c'est comme-ci on essayait de faire quelque chose de
physique alors que l'on ne pas physique. On n'a pas la possibilité de saisir, de
toucher... . C'est très difficile car on dépend de beaucoup de facteurs, tel
l'amour que l'on a peut-être laissé sur la terre qui nourrit l'âme, car c'est
tout ce qui lui reste... . La seule chose que l'on emporte après la mort, c'est
l'amour que l'on a donné. Pas l'Amour que l'on a reçu. Mais
l'amour que l'âme reçoit par la prière et qui lui vient par l'intercession, par
la prière des autres, aide l'âme à rester dans la lumière. Elle s'appuie sur
cette prière qui lui permet de rester dans la lumière et de dire « oui » au
Seigneur. Sinon elle serait totalement dans le noir. Mais parce que cette
lumière ne vient pas d’elle puisqu'elle n'en a pas fourni pendant son séjour
terrestre, elle vit une purge très douloureuse.
Il m'a alors parlé de ma foi catholique. Il m'a dit que quand nous mourrons et que nous nous présentons devant Son tribunal divin, il y aura deux façons de rencontrer Le Seigneur.
1. Soit nous rencontrons le Dieu de
Miséricorde et de pardon. Il nous embrassera et nous emmènera avec Lui dans Sa
gloire parce que nous serons déjà en Lui, parce que nous aurons vécu en
Lui. Il a parlé de la Liturgie divine. Il a dit que si
nous comprenons le mystère du Corps Mystique de Jésus, nous vivons de la
Liturgie divine. Notre Liturgie est divine. Alors, si pendant notre existence
nous avons vécu dans cette Liturgie, à notre mort nous nous tiendrons toujours à
l'intérieur de cette Liturgie qu'est le Corps de Jésus. Et nous serons alors au
ciel. Comprenons ce mystère, ce cadeau de l'Eglise, ce cadeau de la foi!
2. Quand nous nous trouverons devant Son
tribunal pour être jugés - parce que nous sommes toujours débiteurs par rapport
au Seigneur - le Seigneur ne jugera pas selon la religion, la croyance ni selon
la philosophie. Il nous jugera uniquement sur notre amour ! Comme dit S. Jean, à
la fin de nos jours nous serons tous jugés sur l'amour. Le Seigneur dit qu'un
indien qui vit dans la jungle et qui n'a jamais entendu parler de Jésus ni des
commandements, sera quand même jugé sur l'amour et sur ses actions pendant la
vie. Uniquement là-dessus.
Mais, a dit le Seigneur, à celui qui a
reçu beaucoup on demandera beaucoup en retour. Il m'a dit qu'Il m'avait donné le
cadeau le plus merveilleux et le plus grand qu'un être humain puisse recevoir :
c'est la foi catholique. Car la foi catholique contient toutes les vérités,
toutes ! Rien n'y manque, rien ! Mais en même temps elle donne beaucoup de
responsabilités à celui qui l'a reçue. Et rien n'y manque! Être catholique ne
donne pas de raisons pour avoir une grosse tête. Être catholique veut dire avoir
une grosse arme pour défendre les âmes. Nous avons reçu les armes les plus
redoutables et les plus puissantes et nous ne pouvons même pas imaginer à quel
point elles sont puissantes et à quel point elles sont gaspillées par la plupart
des catholiques !
Le Seigneur m'a expliqué, que moi je
m'étais éloigné de la foi parce que Satan m'avait rempli d'orgueil, tôt dans mon
adolescence. Je me suis d'abord éloigné de la foi parce que je trouvais qu'aller
me confesser auprès d'un prêtre était ridicule. Je disais : »Pourquoi aller
confesser mes péchés à un autre homme qui est probablement plus grand pécheur
que moi ? ».
Je trouvais cela ridicule et me suis
distancié, rempli d'orgueil. Le Seigneur m'a d'abord montré cela. Il m'a dit que
le Père Tout-puissant avait choisi un médiateur pour notre salut parce que
l'orgueil nous avait éloigné de Dieu. L'orgueil ! Le péché originel c'était
l'orgueil. La désobéissance, c'est l'orgueil. « Je ferai comme je
veux ! » L'orgueil.
Le Seigneur a dit : Jésus, le Fils de
Dieu Trinitaire est devenu médiateur et Il oeuvre par d'autres médiateurs comme
par Notre Dame, la Vierge Marie. Et Jésus, Dieu Lui-même, a nommé d'autres
médiateurs, les apôtres, pour nous, en leur donnant le pouvoir de pardonner les
péchés, ou de les retenir.
Il m'a dit que cela était une grâce, un
cadeau pour nous. Dieu veut nous sortir d'ici, hors de cet exil. Il veut que
nous soyons libres et de retour au paradis. Mais nous devons passer à travers le
portail qu'Il nous a indiqué et prendre le chemin qu'Il nous a montré.
Quel est ce chemin ? C'est la
réconciliation, la rédemption qu'Il nous donne quand nous accueillons les dons
du Saint Esprit. Quand nous comprenons que ces dons agissent dans les sacrements
et que les sacrements agissent comme des armes dans la vie quotidienne de notre
exil.
Il m'a dit: « Satan est le trône de
l'orgueil et la plus grande arme contre le trône de l'orgueil s'appelle
humilité ». Le plus grand acte d'humilité donné à un catholique
s'appelle la confession, le Sacrement de réconciliation. Parce que
si vous osez déposer vos armes d'orgueil et vous humilier en vous mettant à
genoux en confessant vos péchés à un autre être humain qui est peut-être plus
grand pécheur que vous, vous allez être déliés du diable. Vous pouvez évidemment
vous trouver face à un saint, un saint prêtre, mais cela peut aussi être
quelqu'un de ne pas très saint. C'est toujours un prêtre, car le Seigneur dit
qu'il ne s'agit pas de comment est le prêtre, mais ce qui importe c'est
l'onction du prêtre. L'onction. L'onction du prêtre ne signifie rien de moins,
que la présence de Dieu Lui-même dans le prêtre.
Il m'a dit que chaque péché mortel est gardé par un ange déchu. Par un ange de Satan. Son but est de maintenir et de faire s'étendre ce péché afin de surprendre le pécheur à la fin de sa vie alors qu'il se trouve sur le territoire du diable.
Le Seigneur m'a dit qu'il n'y a que deux
territoires : le territoire de Dieu et le territoire de Satan. Il n'y a rien
entre les deux. Il n'y a pas de « zone grise, indéfinie » - comme quelque grand
et futé prêcheur évangéliste, appartenant à une chrétienneté très diluée,
aimerait bien nous faire croire ! Ce prêcheur vous dira que « Jésus nous connaît.
Il nous comprend. Il l'a déjà fait pour nous... ».
Je vous assure que ce que j'ai vu est un
peu différent ! Bien sûr que le sang de Jésus nous a sauvés, mais nous devons
faire ce que S. Paul nous a dit : nous devons courir la course ! Et nous
n'aurons pas la « couronne » avant la fin de la course. Il faut courir
cette course et la gagner. Nous devons lutter la lutte de l'évangile – en
luttant!
Le Seigneur m'a dit que le Sacrement de
la Confession nous délivre et nous enlève les chaînes. Il nous libère de
l'ennemi qui va tout faire pour s'assurer que nous nous trouverons sur son
territoire à l'heure de notre mort. Alors les chances sont que nous descendions
avec lui. Il est terrible et très difficile de résister à la pression des
ténèbres quand on se trouve face à cette lumière. On est incapable de
s'approcher de cette lumière parce qu'on ne la supporte pas. Je vous donnerai un
exemple : quand vous avez commis une faute gravissime contre quelqu'un que vous
aimez et respectez, il vous sera très difficile de regarder cette personne dans
les yeux. La dignité de cette personne vous brûlera. C'est ce qui nous arrivait
quand nous étions enfants et que nous avions fait offense à papa ou à maman.
Nous ne pouvions pas les affronter parce que nous avions commis un mal. Imaginez
donc comment c'est de se présenter devant le tribunal du Seigneur quand on est
quelqu'un qui a vécu une vie loin de Lui. Ca vous brûle. C'est pour quoi on
parle de feu. Ce feu dont on parle, c'est l'Amour de Dieu. C'est ça le
feu.
Le Seigneur m'a dit que une fois que nous
avons été absout et délivrés du péché, nous sommes délivrés du diable et c'est
Dieu qui descend en nous. Il m'a parlé d'un passage des Ecritures Saintes qui
raconte quand Jésus était à l'extérieur d'une ville avec ses disciples, et à
côté d'un cimetière. Un homme possédé accourut vers Lui et se jeta à Ses pieds
en se plaignant et en demandant Jésus ce qu'IL venait faire là. Jésus lui
demanda son nom, sachant qu'ils étaient nombreux. L'homme Lui répondit que son
nom était « Légion ». Ils demandèrent à Jésus de les laisser partir dans des
porcs que étaient dans les environs, car ils savaient qu'ils allaient
descendre et que Jésus n'allait pas leur permettre de rentrer dans un autre
être humain.
Jésus a expliqué que les démons sont des esprits intelligents mais qu'ils ne peuvent agir parmi vous qu'en se servant de notre intelligence. Ils n'ont pas de corps physique et ont donc besoin de nous pour être des instruments physiques par lesquels agir. Quand ils ne sont pas avec nous, ils se trouvent dans l'abîme, en enfer et nous visent avec des tentations comme avec des missiles. Si nous cédons aux tentations, ils montent sut ces tentations jusqu'à nous et nous transforment en instruments.
Quand nous allons nous confesser, nous
sommes délivrés de ces démons et ils retournent en enfer.
Notre âme cependant reste blessée.
Alors Il m'a dit, que Dieu, si grand, si
magnifique, si tout-puissant, si omniscient, si immense qu'Il est, est capable
de rentrer dans une toute petite hostie. Et que par cette petite hostie fragile,
nous recevons le Corps et le Sang de Jésus.
Ce mystère invisible de la
transsubstantiation qui a lieu sur l'autel, vient guérir les blessures
invisibles de notre âme invisible. C'est un très grand mystère. Mais ça agit par
ce moyen-là. C'est la guérison de l'âme. Voilà comment les blessures invisibles
de l'âme peuvent être guéries de tout ce qui a été pardonné avant notre mort.
Ainsi nous pouvons embrasser le Seigneur, le Dieu miséricordieux et éviter le
purgatoire. Si nous ne guérissons pas l'âme comme il faut, si nous n'avons pas
cette guérison avant la mort, nous serons obligés de guérir notre âme par la
souffrance du purgatoire, afin de pouvoir embrasser Jésus. Il sera douloureux de
se faire embrasser, parce que nous sommes blessés. C'est comme si on mettait du
sel dans une plaie.
Le Seigneur a dit, qu'Il nous a donné,
aujourd'hui, tout ce dont nous avons besoin pour aller directement au ciel. Il a
dit, qu'aujourd'hui, à cause du monde dans lequel nous vivons, il n'y a jamais
eu de plus grandes opportunités pour un être humain d'embrasser la Sainteté
alors qu'il est toujours dans la chair. Pourquoi aujourd'hui ? A cause de la
Miséricorde de Dieu et à cause de la pression qu'exercent sur nous les ténèbres.
En même temps, nous n'avons encore jamais été autant en danger d'aller en enfer. A cause de ce danger, nous devons être plus vigilants que jamais.
Il m'a dit que la vie est comme une corde
tirée au-dessus d'un grand abîme. Nous devons marcher sur cette corde. La barre
d'équilibre que nous tenons c'est la foi. Mais nous devons fixer nos yeux
sur Jésus qui se tient à l'autre bout de la corde. Car si nous fixons nos yeux
sur la vie ou sur la foi, nous allons tomber. Voilà ce qu'Il m'a dit sur la vie.
Ensuite je me suis trouvé dans un lac,
dans l'eau jusqu'à la taille. Devant le lac se trouvait un rocher magnifique.
Indescriptible. Dorée, comme si tout en or. Je savais que je ne pouvais pas le
regarder. Je savais que Jésus était dans ce rocher mais je ne pouvais pas le
regarder à cause de mon état de péché mortel. Je ne supportais pas la lumière,
alors j'ai essayé de plonger dans l'eau. Quand j'ai essayé de plonger dans l'eau,
je me suis rendu compte que je me trouvais sur le terrain du diable. Et c'est
quelque chose d'incroyable. Je vous ai déjà dit que j'avais vu des âmes
condamnées. Des être humains démonisés. Mais je n'avais pas encore vu l'armée de
Satan. A l'origine c'étaient des anges crées. Maintenant je me trouvais parmi
eux. Je vous assure : je n'ai vu ni cornes ni queues. J'ai vu les esprits les
plus séduisants possible. J'ai vu ce que l'on peut appeler la « beauté du mal ».
C'étaient des esprits incroyablement
séduisants, comme enchantants, ensorcelants. Ce sont eux qui m'avaient envoûtés
pendant ma vie terrestre. J'ai immédiatement compris ce qui m'était arrivé
pendant ces trente-trois années ! J'avais vécu dans leur royaume. Quand on est
en état de péché mortel, Satan, qui est une créature, ne peut pas créer, mais il
peut transformer les choses autour de vous si vous vivez sur son territoire. Et
parce que je vivais sur son territoire, il me donnait l'impression que tous les
endroits mauvais que je fréquentais, étaient bons pour moi. Alors qu'en réalité
ils étaient mauvais. J'allais dans les bars les plus décadents mais qui me
paraissaient être le ciel. J'avais envie y retourner tous les soirs, parce
qu'ils avaient pour moi, l'apparence de l'endroit le plus bel au monde. Les gens
qui y étaient paraissaient être les plus beaux. J'ai passé toute ma vie entouré
de toutes sortes de démons parce que les apparences étaient faussées !
Maintenant je me trouvais là. Quand je
regardais leurs visages, ils ressemblaient à des être humains, mais je savais
qu'ils n'avaient jamais été humains. Je me suis aperçu, que j'étais en train de
contempler mes péchés dans leurs figures. Dans chacun de leurs visages j'ai pu
voir chaque scène de pêché. J'y ai vu la tentation, l'acquiescement à la
tentation, la conséquence de mon péché, tout ! Alors j'ai ressenti le besoin de
me tourner vers le rocher. Je sais maintenant que ce besoin était une grâce qui
m'avait été donnée. C'état par la même force qui m'obligeait à regarder l'enfer.
Cela ne venait pas de moi, car j'étais incapable de le regarder par moi-même.
J'ai donc regardé le rocher et j'ai commencé à voir la lumière la plus étonnante.
Et le Seigneur Jésus commençait à apparaître dans Sa personne qui était d'une
beauté incroyable ! Une personne comme nous ! Mais dans Sa divinité.
Je vous assure que j'ai vu le Seigneur
Jésus, mais que je n'ai aperçu que la partie la plus infime de Sa personne à
cause de mon état de péché mortel. Je dis aux gens: « Si vous pouviez voir
qu'une partie infime de la parti infime que j'ai vu de mon Seigneur, vous
passeriez le restant de vos jours à genoux. Parce qu'il n'y a rien de plus
grand. Rien, rien, rien, rien, jamais, n'égale la gloire qui nous attend dans le
Seigneur Jésus.
Il n'y a pas de jugement, pas de labeur
ni de tribulation, pas de souffrance, pas de difficulté, rien dans ce monde-ci,
dans cette vie, qui pourrait nous faire mériter ce ciel. Nous ne pouvons aller
au ciel que grâce à la miséricorde de Dieu. C'est trop grand pour que nous
puissions y arriver par nos propres moyens. Mais la miséricorde nous y conduit
si nous nous abandonnons à elle. Parce qu'Il va achever tous nos manquements à
la fin de cette vie.
Je regardais donc le Seigneur. Je voyais
Son visage qui n'avait pas d'âge mais j'y voyais l'enfant, le jeune, le vieux,
tout cela je le voyais en Lui. Je voyais chacun de nous en Lui. Tout était en
Lui sauf l'état de l'enfer et l'état du purgatoire qui se trouvaient séparés de
Lui, en dehors de Lui. Et je me sentais comme amputé de l'Amour.
En regardant le Seigneur Jésus, j'ai
trouvé quelque chose de désolant. Comprenez que Satan est un expert dans le vol
de notre foi en Jésus. A la fin de notre vie, après avoir quitté notre corps,
nous serons obligés de passer devant le Seigneur Jésus, notre juge et notre
maître. Si alors nous ne serons pas capable de regarder en face notre Divin Juge,
notre Divin Seigneur, nous détournerons notre regard. Si on détourne son regard
de Lui, on regarde les ténèbres. Et les ténèbres vous engloutiront. Satan le
sait.
Comment fait-il donc pour nous voler
notre foi en Jésus ? En nous faisons nous détester les uns les autres. En nous
divisant. Satan sait ce qu'il fait. Voilà comment agit Satan : il se peut que
pour de raisons de culture, de religion, de tradition, dans lesquelles nous
avons grandis, pour des raisons de famille, de statut social, d'argent que nous
possédons, pour ce que nous représentons, nous pensons que nous sommes des gens
à part et meilleurs que les autres, privilégiés, supérieurs. C'est un piège dans
lequel nous tombons très facilement. Dans l'autre sens c'est pareil. Beaucoup de
gens se croient privés de privilèges, inférieurs etc. tout cela nous sépare de
Dieu. Si nous ne sommes pas capables de regarder chacun en face comme quelqu'un
que nous apprécions, que nous aimons, nous serons incapables de regarder le vrai
visage de Jésus. Et le purgatoire sera très difficile. Très difficile.
C'est pourquoi le Seigneur dit: « Aimez-vous
les uns les autres comme je vous ai aimés ». C'est un des piliers les plus
importants de notre foi. Nous avons intérêt à aimer. Car même si sommes les
catholiques les plus formidables, à faire des choses formidables, si nous sommes
divisé dans notre coeur et non pas égal avec tout le monde dans notre coeur,
c'est comme-ci nous n'avions rien fait. Tout se totalise en rien, parce que nous
n'avons jamais vraiment aimé. Cela n'est pas facile, mais c'est notre devoir.
Nous sommes venus ici sur la terre pour apprendre une leçon de l'Amour. Un
vrai Amour. Le vrai Amour est d'aimer avec l'Amour de Dieu. Et Dieu
aime tout le monde. Donc si nous n'aimons pas tout le monde, nous n'aimons pas
avec l'Amour de Dieu. Mais alors, j'aime avec mon amour, d'une manière
religieuse, mais cela ne compte pas car ce n'est pas de l'Amour.
Le Seigneur m'a montré qu'Il était triste
pour moi. Je voyais dans Son regard mes ennemis, les personnes que je détestais
parce que je n'aimais pas certaines personnes, certaines races, certaines
attitudes, certaines choses. Je détestais, et cela me séparait du Seigneur.
Et puis, j'ai vu en Lui un océan infini de pureté – infini, infini!
Quand je le regardais de plus près, j'y
ai reconnu d'innombrables esprits crées par le Seigneur. J'ai pu y discerner que
certains avaient été crées purs et que d'autres s'étaient purifiés dans la chair
– ceux que nous appelons les « Saints » - mais qu'ils étaient tous pareillement
purs devant le Seigneur. Pareillement. Une lumière formidable émanait d'eux.
Dans cette lumière m'est apparue la Sainte Vierge.
Elle était comme vêtue de cette lumière.
C’était ma mère et je n'avais pas su que j'avais une mère au ciel. Je me sentais
comme si j'étais dans son sein, comme un enfant. J'étais lié à elle comme par un
cordon ombilical spirituel. Tout ce qui sortait de moi vers le Seigneur Jésus
passait par elle. Tout ce qui venait du ciel vers moi, passait par elle. Ma
relation avec mon ange, tout ce qui concernait ma foi et qui venait de Dieu,
passait par elle. Par elle j'ai appris qu'elle ne m'avait jamais abandonnée
pendant ces trente-trois ans de pêcher mortel. Elle était toujours ma mère et
elle n'allait pas m'abandonner maintenant. Même si je me tenais sur le
territoire de Satan et que je sentais que j'allais être avorté de son sein parce
que l'ennemi, l'esprit des ténèbres me donnait le sentiment que j'y appartenais.
J'ai senti que j'appartenais aux ténèbres.
J'avais l'impression que jamais je ne pourrais entrer dans la lumière. Notre
Dame me disait pourtant que si. Elle m'invitait à entrer. Elle
m'appelait avec amour, tout comme Jésus et mon ange. Tout appelait à entrer mais
je restais dehors. Je ne pouvais pas. Le Seigneur m'a alors éprouvé. Si j'avais
eu à passer par le jugement de mes péchés, je n'aurais jamais réussi à cause de
la pression venant du territoire sur lequel je me tenais. Mais grâce à
l'intercession de Notre Dame, de mon ange, des saints, le Seigneur m'a pardonné
tous mes péchés qui passaient au tribunal, avant d'arriver au jugement, pour de
me sauver de – moi-même. J'étais mon pire ennemi!
C'est moi qui ne cherchais pas la
miséricorde, à cause de cette obscurité en moi qu'était mon orgueil. Mon orgueil
était tellement grand, que je ne m'en sortais pas. C'était plus fort que moi et
m'empêchait de monter. Cette force que j'ai reçu par l'intercession, m'a rendu
capable de regarder vers le haut, vers la base du rocher – mais pas jusqu'au
Seigneur ! Mais le Seigneur était si miséricordieux que le rocher se dissolvait
en molécules flottantes qui me soudaient au roc. Et c'est ainsi que le Seigneur
m'extirpait du péché. Me pardonnait. Mais je me suis trouvé de nouveau dans
l'eau et un autre péché apparaissait et me retenait. Je commençais donc à vivre
ce tribunal. Mais je n'aurais jamais réussi à m'en sortir. Alors le Seigneur m'a
renvoyé sur la terre– et j'ai retrouvé mes sens, dans la caverne.
Je me suis rendu compte que je venais de
faire l'expérience la plus incroyable. Je ne pouvais pas me l'expliquer car une
fois de retour dans mon corps, toute cette expérience à pris une autre dimension
que je ne pouvais saisir et ni recomposer. Je savais cependant qu'elle était au
dedans de moi. Elle ne se trouvait pas dans mes pensées mais dans un endroit
très mystérieux. Je ne savais pas ce que c'était, mais je savais que c'était
bien là. Et je savais que cela m'avait changé complètement.
Le lendemain, les guérillas m'ont sorti
de la caverne et j'ai passé cinq mois et demi avec les rebelles à me faire
trimballer dans la jungle. Et chaque jour de ma captivité, je suppliais le
Seigneur de ne pas me laisser mourir sans m'être confessé auparavant.
Chaque jour je suppliais: « La seule
chose que je Te demande: ne me laisse pas mourir sans la confession ! » Je
disais même: « Envoie moi un prêtre qui a été enlevé ! N'importe lequel, pour me
confesser ! ». J'ai accepté toute cette souffrance, souffrance psychique et
physique que je traversais, en l'offrant au Seigneur pour réparer mes péchés.
Mais j'aurais eu besoin d'au moins cinquante ans pour un tout petit peu de
réparation pour le Seigneur ! Cinquante ans de torture ! Car je savais ce
que j'avais fait dans ma vie !
Puis un jour, le Seigneur m'a
miraculeusement exaucé. Sans aucune explication – et je sais maintenant que cela
relevait d'une grâce surnaturelle, car c'était humainement inexplicable – on m'a
relâché, une nuit, sur une route sale dans la jungle et on m'a dit de marcher
droit devant moi sans me retourner. C'était six mois jour pour jour après mon
enlèvement. Je pensais qu'ils allaient me tirer dessus. C'était la marche la
plus longue de toute ma vie. J'ai marché, marché, marché »... . Arrivé à un
virage, j'ai pu voir du coin de l'oeil que mes ravisseurs retournaient dans la
forêt. Je pensais alors que j'étais libre mais j'avais des doutes. J'avais perdu
ma volonté. J'aurais voulu que quelqu'un me dise quoi faire car je ne savais
plus prendre des décisions. J'ai marché pendant longtemps. Au bout d'un long
moment un vieux bus est arrivé et s'est arrêté quelques mètres devant moi. J'ai
couru pour le rejoindre. Une femme est sortie du bus pour aller dans la forêt.
Je savais que c'était une des rebelles. Quand j'ai atteint la porte du bus on me
l'a fermé au nez. Il faut dire que ma barbe avait bien poussée et mes vêtements
dataient d'il y a six mois. Ils t n'avaient jamais été changés et étaient tout
déchirés. Bref, je ressemblais à un homme des cavernes.
Les gens devaient me prendre pour un fou.
Ils m'ont donc fermé la port au nez mais j'ai quand même réussi à y coincer mon
coude et mon genou et ainsi à forcer la porte. C'était d'autant plus faisable
que la route était mauvaise et le bus n'avançait que lentement. Le pare-brise
arrière du bus était cassé, laissant entrer la poussière et personne n'y s'était
installé. Je me suis donc assis au milieu du banc arrière et tout le monde me
regardait. Sans doute s'attendaient-ils à ce que fasse quelque chose de fou
furieux !
Au bout de quelque temps nous sommes
arrivés en ville et j'ai reconnu l'endroit où je me trouvais, ayant été
complètement désorienté jusqu'à maintenant. Vous pouvez vous imaginer la suite
de l'histoire. On est venu me chercher et on m'a ramené dans ma famille. Une
fois que j'étais rétabli physiquement, je suis allé me confesser dans un
monastère franciscain. C'était la confession la plus longue de ma vie. Le prieur,
un prêtre italien, était mon confesseur et reste mon père spirituel.
Après cela je suis retourné en Californie pour apprendre à devenir catholique. Je connaissais rien de la foi et me trouvais dans une situation d'urgence. Je voulais devenir catholique tout de suite. C'était effrayant. Au début j'avais peur de tout. J’avais tellement peur, peur de moi-même, peur de retomber dans mon ancien moi. Je savais d'après ce que le Seigneur m'avait dévoilé sur l'Eglise, que je devais m'exiler dans son sein et y rester. C'était pour moi le seul moyen de traverser cette vie pour arriver au Seigneur. Rentrer dans le sein de l'Eglise, embrasser la liturgie, rester dedans tout le temps, sans regarder sur le côté. J'ai donc décidé d'apprendre tout cela.
J'ai passé ce temps à apprendre, la
prière, la messe etc. Mais j'étais loin de savoir que j'avais une mission. Je
n'en avais pas la moindre idée.
Dix-huit mois plus tard, je suis allé en
Colombie pour la Semaine Sainte. A la messe de midi du dimanche des Rameaux, je
n'avais pas réussi à rentrer dans l'église qui était remplie de monde. C'est un
pays catholique et il y avait donc foule à l'église. Je suis resté dehors, dans
le parvis, et regardais dans l'église par la porte. La seule chose que je
pouvais voir par-dessus les têtes des gens, était une grande croix, suspendue
au-dessus de l'autel. Quand je regardais cette croix, ma tête s'est mise à
tourner et je pensais que j'allais m'évanouir. A ce moment je suis tombé dans
une sorte d'extase que je ne saurais expliquer. Alors le Seigneur m'a montré
toute la mission à laquelle il m'invitait. Il ne m'obligeait à rien. Il ne
faisait que dévoiler devant moi la mission à laquelle Il appelait J'ai tout vu.
Il m'a montré chaque endroit où j'allais me rendre et qu'Il avait choisi par
avance et chaque personne qui allait m'écouter et qu'Il avait désignée par son
nom. Je n'avais qu'à obéir à Son appel.
Il est évident qu'Il m'a donné la grâce
pour le faire, car j'ai aussitôt embrassé cette vie de missionnaire. J'ai quitté
ma carrière à Hollywood. Mes deux fils étant adultes, ma femme étant décédée
bien avant et ne m'étant jamais remarié, je suis entré dans cette vie de
missionnaire catholique laïque. Depuis huit ans déjà je voyage autour du monde.
J'ai jusqu'ici visité cinquante et un pays et je n'appartiens à aucune
organisation missionnaire. Je le fais uniquement par l'Eglise Catholique, avec
l'Eglise Catholique et en obéissance stricte à mon évêque, en obéissance stricte
à chaque aspect de l'Eglise Catholique. Et je vous dis: je ne voudrais rien
faire d'autre jusqu'à la fin de ma vie !
Parfois les gens me posent la question si
je ne prenais jamais du temps pour moi. Je leur réponds : « Du temps pour moi ? J'ai
passé quarante-sept années pour moi et pour moi seul. Maintenant je vis pour le
Seigneur. C'est ma plus grande joie. Quand je travaille pour le Seigneur je suis
dans la plus grande paix et c'est pour moi du repos. Chaque minute est du repos
! » Alors je continue à faire ce pour quoi le Seigneur m'a envoyé. Mon travail
consiste à sonner le clairon partout où je vais dans le monde, pour dire aux
gens de se réveiller et de se réveiller d'urgence ! Je me rends compte que cette
vie terrestre n'est qu'un instant dans l'éternité et qu'à cet instant même, des
millions d'âmes sont gaspillées parce qu'elles sont amoureuses d'un vent qui
passe !
J'interpelle les gens à se réveiller, car
je me suis rendu compte que nous sommes faits pour l'éternité. Nous devons tous
réaliser que c'est maintenant qu'il faut investir et que c'est maintenant
que nous avons l'opportunité et les grâces nécessaires pour devenir des saints !
Essayez en rentrant chez vous ce soir, d'appeler vos amis pour leur dire, que
suite à l'expérience que vous venez de faire, vous voulez devenir un saint ! Ils
vont se moquer de vous ! Voilà à quel point nous nous sommes éloignés de Dieu !
Les gens ne se rendent pas compte que seulement un saint peut entrer au ciel. Si
nous ne devenons pas des saints maintenant, où allons-nous ? Avons-nous une
autre destination que le ciel ? Si nous ne devenons pas saints ici sur terre,
par notre propre volonté, nous deviendrons saints (contre notre volonté) au
purgatoire – à moins que nous voulions aller en enfer ! C'est tout !
Voici donc le message : comme je l'ai dit au début, c'est un message de miséricorde. C'est un message pour nous réveiller. Parce que nous sommes si facilement dupes en devenant très religieux – des personnes très religieuses. Il nous faut cependant dépasser cette religiosité. Nous devons devenir spirituels. Être spirituel veut dire: changer son coeur. Voyez, cela n'a aucune importance que vous ayez fait beaucoup de choses au nom de Dieu. Si votre coeur n'a pas changé, vous n'aurez rien fait du tout ! Alors commencez maintenant ! Si vous priez, priez et faites plein de choses mais que vous n'avez pas maîtrisé votre colère, si nous n'avez ni charité ni compassion ni pardon, c'est que vous n'avez pas encore commencé ! Vous n'êtes alors que des pharisiens, des personnes religieuses qui n'ont pas de coeur !
C'est pourquoi nous devons nous réveiller
et devenir spirituels. Je propose aux gens de faire un test! « Rentrez
chez vous, ouvrez vos armoires et regardez ce dont vous ne vous servez plus.
Essayez alors de le donner. C'est là que vous vous rendrez compte que vous êtes
encore loin d'être spirituels!
Mais ne soyez pas découragés, car quand
le Seigneur vous montre que vous n'êtes pas aussi bons que ce que vous croyiez,
Il est en train de vous donner la plus grande des grâces ! Car c'est alors que
vous vous réveillez et que vous commencez à faire ce qui est vrai. Et vous serez
dans la vérité si vous commencez par des toutes petites choses, comme nettoyer
les cabinets, ranger votre portefeuille ou porte-monnaie, nettoyer et revoir
votre compte en banque pour savoir ce que vous faites avec ce qui vous
appartient. C'est le seul moyen de commencer à devenir spirituel et de changer
le coeur pour devenir une meilleure personne tous les jours. Et si vous ne
devenez pas meilleurs chaque jour, vous ne marcherez pas dans la lumière mais
dans les ténèbres. Et cette obscurité vous gardera au purgatoire et ce sera
douloureux.
Ce genre d'intervention n'est pas très
agréable à écouter pour beaucoup de personnes. Nous avons tellement l'habitude
d'un christianisme dilué, où on ne parle ni du péché ni du diable. On ne parle
pas non plus des chaînes qui nous lient le coeur, parce que « nous sommes des
bons chrétiens ou de bons catholiques qui font ce qu'il faut... ! »
Ne vous laissez pas tromper par ce genre de Christianisme !
Si après une telle intervention, moi, je
ne suis pas très populaire et on me jette des pierres, cela me laisse
indifférent. Voyez, je vais partir, mais je vous aurai dit tout ce que j'avais à
vous dire. Et si les gens n'apprécient pas ce que je dis, tant pis ! Pour ma
part je glorifie le Seigneur et je suis venu pour Sa gloire ! Je
sais que vous êtes le peuple de Dieu et je vous respecte énormément et j'ai
senti que le Seigneur agit très, très fortement parmi vous. J'ai prié pour que
cette mission parmi vous porte ses fruits chaque jour et je sais que le Seigneur
est là et qu'Il fait des miracles. Que Dieu vous bénisse ! Merci !